dimanche 18 mars 2012

Un virtuose du pinceau, Giovanni Boldini

Tout ce qui comptait dans les arts, la littérature et la haute société entre 1880 et 1920 est passé devant Giovanni Boldini. Certains de ceux qui tenaient le haut du pavé ont disparu dans les brumes de l'histoire et on ne les connait plus qu'au travers de leur portrait par Boldini. On lui doit un nombre de tableaux absolument incroyable. Peintre mondain, superficiel, léger, aimant plaire, sans doute, mais quelle touche, quelle virtuosité avait ce Paganini du pinceau. L'art de Boldini, c'est du champagne et des valses (plutôt des valses d'Olivier Métra (1830-1889) que de Johann Strauss). Et ça n'est déjà pas si mal. 


Pour ceux qui ne connaîtraient pas Olivier Métra, un enregistrement de Sérénade, Valse Espagnole, une de ses œuvres encore un peu connue avec la valse La Vague.



Giovanni Boldini est né à Ferrare en 1842. Son père, peintre, lui apprend dès son plus jeune âge les techniques de la peinture de la Renaissance. A 16 ans, c'est déjà un peintre accompli. Il entre aux Beaux-Arts de Florence en 1863.
En 1867, il fait la connaissance d'Edgar Degas qui séjourne souvent à Florence et il visite avec lui l'Exposition Universelle de Paris et rencontre de nombreux artistes. Ce sont les tableaux d'Edouard Manet et Gustave Caillebotte qui lui font la plus grosse impression.
Il retourne jusqu'en 1871 à Florence où il peint de nombreux portraits.


Christiano Banti. Huile sur toile, 1865-1866.



Diego Martelli. Huile sur toile, 1867.



A partir de 1871, Boldini s'installe à Paris. Il travaille pour la Galerie Goupil. A cette époque il peint aussi quelques scènes de genre.

L'ombrelle rouge. Huile sur toile, 1872-1875.


En traversant la rue. Huile sur toile, 1874.


Sa réputation augmente et à partir de 1889, il devient le portraitiste le plus réputé de son temps. Il fait les portraits de toutes les célébrités. Il expose à Paris, New-York et Londres. Les clients aiment ce mélange de touches légères et de sophistication des vêtements et des visages. Les fonds sont parfois, à peine esquissés, ce qui donne une grande spontanéité à des tableaux très bien construits.


Portrait de Sarah Bernhardt. Pastel, 1880.




Portrait de Henri Rochefort. Huile sur toile, 1882.


Victor Henri de Rochefort-Lucay (1831-1913) est un journaliste et polémiste célèbre. Républicain et opposant à Napoléon III, il doit s'exiler. Il revient au moment de la Commune mais se fait critiquer par les deux camps. Condamné à la déportation par les Versaillais il est envoyé au bagne de Nouméa. Il s'en échappe avec 5 compagnons. Rentré en France, il lance L'Intransigeant. Devenu boulangiste, il va suivre le général Boulanger en exil à Bruxelles, jusqu'à son suicide sur la tombe de sa maîtresse. Lorsqu'éclate l'Affaire Dreyfus, il laisse libre cours à son antisémitisme. Il y eut foule à son enterrement civil en juillet 1913.



Portrait de John Singer Sargent. Huile sur toile. 
Entre 1880 et 1884.

John Singer Sargent (1852-1925) était un célèbre peintre d'origine américaine. Il était connu pour ses portraits et faisait partie de la haute société européenne (j'aurai l'occasion d'y revenir longuement). En 1885, Sargent retournant Angleterre, céda son atelier à Boldini. Ce portrait est resté inachevé pour des raisons inconnus.


Portrait de John Singer Sargent. Huile sur toile, 1890.


Portrait d'Henri de Toulouse-Lautrec. Pastel. 
Entre 1880 et 1890.

Un portrait supposé du peintre né en 1864 et mort en 1901. Les armoiries avec la couronne comtale laisse supposer que cette attribution soit la bonne. Il ne faut jamais oublier que Toulouse-Lautrec, peintre génial souffrant d'une atrophie des jambes suite à une chute (et sans doute une hérédité chargée) et alcoolique était issu d'une des plus grande famille de la noblesse française. Sans problèmes financiers, il s'habillait en dandy.



Portrait de Giuseppe Verdi. Huile sur toile, 1886.

En 1886, Boldini exécute ce premier portrait du grand compositeur italien Verdi (1813-1901). Insatisfait du résultat, il réalise le célèbre portrait à l'écharpe blanche au pastel en 5 heures, la même année.


Portrait de Giuseppe Verdi. Pastel, 1886.


Autoportrait. Huile sur toile, 1892.


Portrait de Josefina Alvear de Errazuriz
Huile sur toile, 1892.

Josefina de Alvear fût l'épouse de Matias Errazuriz Ortusar, diplomate argentin en 1897, quelques années après que le tableau ait été peint. En poste à Paris de 1906 à 1917, le diplomate et son épouse, grands amateurs d'art se constituèrent une collection d'antiquités européennes qu'ils installèrent dans leur maison de Buenos-Aires. A la mort de Josefina Alvear de Errazuriz en 1935, elle légua sa résidence à l'état argentin qui en fit le Musée National des Arts Décoratifs. La robe en satin jaune et parements noirs est un chef-d'œuvre d'élégance.


Portrait de la Comtesse de Martel de Janville
Pastel, 1894.

Née Sybille Aimée Marie Antoinette Gabrielle de Riquetti de Mirabeau (1849-1932) est la dernière descendante de l'illustre tribun. Mariée au comte Roger de Martel de Janville, elle est plus connue sous le pseudonyme littéraire de Gyp. Légitimiste puis boulangiste et antidreyfusarde, son abondante production littéraire est aujourd'hui totalement oubliée. Seul reste le souvenir du Mariage de Chiffon (1894) dont Claude Autan-Lara fit un film en 1942. Elle tenait un salon très couru de la vie parisienne. Elle écrivit surtout pour améliorer sa situation financière qui fut toujours limite. Dès 1907, elle vendit son château, étant totalement ruinée. Le portrait qu'en à fait Boldini est un chef-d'œuvre d'humour et d'élégance qui rappelle Quentin de la Tour.


Malgré son activité incessante de portraitiste, Boldini peignit un certain nombre de paysages qui surprennent parfois par leur modernité. C'est dans ces paysages que l'influence de l'Impressionnisme est la plus prégnante.

Vue de Venise. Huile sur toile, 1895.


Portrait de Whistler au soleil. Huile sur toile, 1897.

Sans aucun doute, un des tableaux les plus étonnants de Boldini. Le peintre James Abott McNeill Whistler (1834-1903) d'origine américaine, à alors 63 ans. Whistler a toujours eu un caractère difficile. Hautain, ironique, volontiers sardonique, querelleur, le grand peintre est alors totalement ruiné suite à un procès contre Ruskin. Il est aussi mondialement reconnu et Proust en a fait un des modèles de son Elstir dans A La Recherche du Temps Perdu. Boldini en a fait une sorte de Méphistophélès. Curieusement, il y a une ressemblance frappante entre ce portrait et celui que Whistler avait fait du Comte de Montesquiou quelques années auparavant.


James Abott McNeill Whistler. Arrangement en noir et or : 
le comte Robert de Montesquiou-Fesenzac
Huile sur toile, 1891-1892.


Le comte Robert de Montesquiou. Huile sur toile, 1897.

La même année où il peint Whistler, Boldini exécute ce portrait, sans doute le plus célèbre avec Verdi d'un homme qui incarne à lui tout seule la haute société parisienne de la Belle Epoque
Dandy, esthète, collectionneur d'art japonais, Robert de Montesquiou-Fesenzac (1855-1921) descend d'une illustre famille qui compte notamment D'Artagnan et la nourrice du Roi de Rome (Maman Quiou).
Il a entraîné dans son sillage un grand nombre de jeunes talents comme Marcel Proust.
D'un caractère ombrageux, il ne supporte aucune critique, notamment vis à vis de son œuvre poétique. Car Montesquiou écrit des vers tellement compliqués, recherchant des mots rares (ou les inventant parfois), que personne ne comprend grand chose. Surnommé Grotesquiou ou Montesquiou-Coursensac, de nombreuses rumeurs courront sur son amitié avec son secrétaire Gabriel Yturri (1864-1905), d'origine argentine, que le comte gratifiera d'une particule. Il est sûr que la mort de Yturri causera un grand chagrin au comte. Jean Lorrain, amateur de lutteurs et de forts des halles, écrira alors cette vacherie : Mort Yturri, te salue, tante.
Le tableau de Boldini a été le sujet d'un scandale. Le comte tient une canne au pommeau d'argent. La rumeur voulût que cette canne ait servi au comte pour écarter les gens et se sauver plus vite, lors de l'incendie du Bazar de la Charité qui venait de faire environ 130 victimes, en grande majorité des femmes. En réalité, le comte n'était pas présente lors de la catastrophe.
Petit à petit son heure passa, et il se survécut. Ce fût une réelle ulcération que de se reconnaître dans le personnage de Palamède de Guermantes, baron de Charlus qui parcourt A la Recherche du Temps Perdu.


Portrait de Mme Georges Hugo, née Ménard-Dorian
Huile sur toile, 1898.

Pauline Ménard-Dorian est née en 1870. Fille d'un armateur et maître de forges et d'une mère ardente républicaine qui réunissait dans son salon, Clémenceau, Rodin, Rochefort ou Alphonse Daudet, elle épouse en 1894 Georges Hugo, petit-fils de Victor Hugo, qui était peintre.
Elle tiendra un salon qui comptera Marcel Proust, Emile Zola, Jean Cocteau ou Max Jacob comme hôtes.
Mme Georges Hugo décèdera en 1941 dans le midi de la France.
Le tableau de Boldini est caractéristique de ses portraits brillants et mondains. La robe est magnifiquement rendue.


Anita de La Ferie, La Danseuse espagnole
Huile sur toile, 1900.


Portrait de Georges Goursat. Huile sur toile, 1901.

Georges Goursat (1863-1934) est plus connu sous le nom de Sem. Ce fût un des caricaturistes les plus connus entre 1890 et 1920. Il a croqué le Tout Paris de la Belle Epoque. Entre 1914 et 1918, il a publié de nombreux dessins sur la guerre.
Une de ces cibles favorites étaient le Comte de Montesquiou.

Caricature du Comte de Montesquiou, 1891.


Le portrait de Boldini nous renvoit le visage d'un homme plus mélancolique que malicieux même si le sourire en coin laisse poindre une ironie vis à vis de ceux qu'il croque.


Portrait de Gladys Deacon. Huile sur toile 1905-1908.

Gladys Deacon est une des figures les plus étonnantes de cette époque. Elle est née à Paris en 1881. Quelques mois après sa naissance, son père tue l'amant de sa mère en tirant sur lui dans le salon d'un hôtel de Cannes. Il fait de la prison. A sa sortie, il décide de récupérer ses quatre filles. Sa femme kidnappe alors Gladys dans le couvent d'Auteuil où elle fait ses études et part en Angleterre, pendant que le père s'installe  aux Etats-Unis. Menant une vie assez désordonnée, il perd la garde de ses filles et meurt en 1901.
A l'âge de 14 ans, Gladys Deacon rencontre à Blenheim Palace, Charles Spencer-Churchill, 9ème Duc de Malborough (1871-1934) qui a alors 24 ans. Elle en tombe amoureuse et décide qu'elle l'épousera.
Le Duc est mariée depuis 1895 avec Consuelo Vanderbilt, fille du richissime William Kissam Vanderbilt (1849-1920), le roi des chemins de fer américain. Ce mariage est un arrangement. D'un côté les Vanderbilt entrent dans la haute noblesse et d'un autre, le Duc peut restaurer l'immense et montrueusement baroque Blenheim Palace avec l'argent américain.

Vues actuelles de Blenheim Palace.



Dans les années 1900, Gladys Deacon est considérée comme une des plus belle femme de son époque. Son intelligence et sa grâce charme même Marcel Proust qui la rencontre à Versailles. Il en fera Miss Forster dans A La Recherche du Temps Perdu. D'Annunzio en est amoureux et même le vieux Rodin lui fait des avances
De nombreux prétendant se pressent pour avoir sa main mais ils sont tous repoussés au nom de son amour pour le Duc de Malborough.
Elle devient la maîtresse du Duc (enfin une de ses maîtresses !). Celui-ci divorce en 1920 de Consuelo Vanderbilt et épouse Gladys Deacon en 1921.
L'union est catastrophique. Le Duc s'est converti au catholicisme et les excentricités de son épouse le dérange. Lors d'un repas, il donne ses vues politiques, lorsque la Duchesse lui jette : Oh, fermez-là ! Vous n'y connaissez rien. J'ai couché avec tous les premiers ministres européens et une demi-douzaine de rois. Vous n'êtes pas qualifié pour parler !
La situation arrive à un degré de tension extrême lorsqu'un soir, lors d'un grand dîner, la Duchesse pose un pistolet sur la table du repas. Lorsque son voisin de table lui glisse : pour qui est-ce ?, elle répond : Je ne sais pas, je veux simplement tuer Malborough.
En 1933, le Duc la chasse de Blenheim Palace et commence les procédures de divorce, mais il meurt subitement d'un cancer foudroyant l'année suivante. Gladys Deacon est donc veuve et riche.
Elle s'installe avec ses collections dans une propriété à Chacombe. Elle va y mener une vie de recluse, dormant le jour et ne sortant que la nuit jusqu'en 1962. A cette date, elle est internée de force dans l'Hopital St-Andrew de Northampton. Elle à 81 ans. Elle meurt 15 ans plus tard, en 1977.
Boldini l'a peinte alors qu'elle était au sommet de sa beauté et que ses yeux d'un bleu profond et son intelligence aiguë fascinaient toute la haute société européenne.


Portrait de la Comtesse Zichy. Huile sur toile, 1905.

Ce magnifique portrait est celui d'une aristocrate hongroise dont la famille a été liée au plus hautes personnalités historiques (une Comtesse Zichy a été l'épouse du Prince de Metternich).


L'écharpe noire. Huile sur toile, 1905.


Henri Gauthier-Villars dit Willy. Huile sur toile, 1905.

Avec sa tête de vieux jouisseur, Henri Gauthier-Villars (1859-1931) est tel qu'on l'imagine. Le tableau a été peint l'année de son divorce avec Colette (1873-1954) qu'il avait épousé en 1893. C'est sous son pseudonyme de Willy, qu'a été publiée la série des Claudine à l'insu de Colette qui ne pardonna jamais. Il faut dire que Willy a beaucoup publié de livres… qu'il n'avait pas écrit, étant un habitué des nègres. Il a été aussi un critique musical qui signait ses papiers sous le nom de L'Ouvreuse. Ses critiques étaient parfois étonnantes. A la suite de l'audition d'une symphonie de Bruckner, musicien qu'il détestait, il écrira : Un puceau trouve toujours un plus sot qui l'admire.
De l'immense production de Gauthier-Villars, il ne reste rien. Le seul souvenir qu'il ait laissé est qu'il fût le mari de Colette.


Photographie de Boldini dans son atelier. 
Vers 1900-1910.


Portrait de Consuelo Vanderbilt, Duchesse de 
Malborough avec son fils Ivor Spencer-Churchill
Huile sur toile, 1906.

Nous avons déjà rencontré Consuelo Vanderbilt (1877-1964), Duchesse de Malborough. Du mariage avec le Duc, elle aura deux fils John Spencer Churchill (1897-1972) et Ivor Spencer Churchill (1898-1956) qui est représenté sur le tableau. Après son divorce, elle épouse l'aviateur Louis-Jacques Balsan (1869-1956) en 1921. Elle vivra en France, ayant une grande activité philanthropique, jusqu'à la mort de son mari. Elle finira ses jours aux Etats-Unis.


Portrait de Maria Luisa Casati avec un Greyhound
Huile sur toile, 1908.

Luisa Adela Rosa Maria von Amann est née à Milan en 1881 dans une richissime famille austro-italienne. En 1900, elle se marie avec Camillo, Marquis Casati Stampa di Soncino (1877-1946). Après la naissance de leur seul enfant, ils vivent chacun de leur côté. La séparation est déclarée en 1914, mais le mariage durera jusqu'à la mort du Marquis.
Elle mène une vie totalement excentrique, se promenant avec deux guenons ou avec des serpents vivants en guise de bijoux.
En 1910 elle s'installe dans un palais vénitien sur le Grand Canal. Elle est ami avec Cocteau, Montesquiou, Diaghilev et sert de modèles à de nombreux artistes comme Man Ray, tout en aidant leur carrière, notamment celle des Futuristes. Elle a une aventure avec d'Annunzio mais aussi avec Romaine Brooks (1874-1970) portraitiste et lesbienne célèbre

Romaine Brooks. Portrait de la Marquise Casati. 
Huile sur toile, 1920.


Elle organise des fêtes costumées somptueuses dans son palais vénitien notamment en 1913.

Photographie de Mariano Fortuny réunissant 
le peintre Paul Cesar Helleu (1859-1927) à gauche, 
Boldini au centre et Maria Luisa Casati à droite. 1913.


En 1930, elle est totalement ruinée et a une dette de 25 millions de dollars. Coco Chanel est une de ses débitrices. Tout ce qui lui appartenait est vendu. Elle s'installe à Londres et finira par faire les poubelles. Elle meurt en 1957 à 76 ans, sans un sou vaillant.
Boldini a fait au moins trois portraits de la Marquise, dont un entièrement nue. Tous les artistes qui l'ont représentée se sont accordés à dire que si elle n'était pas d'une beauté exceptionnelle, il émanait de sa personne un magnétisme extraordinaire.
Le quatrième, Nue à la chevelure rousse, est sans doute aussi un portrait de la Marquise.


Portrait de Maria Luisa Casati avec des plumes de paon.
Huile sur toile, 1914.


Portrait de Maria Luisa Casati nue. 
Huile sur toile, date inconnue après 1914.


Nue à la chevelure rousse. Huile sur toile. Non daté.


Photographie de Giovanni Boldini en 1910.


Portrait de Marthe Bibesco. Huile sur toile, 1911.

Marthe Lahovary est née en 1886 dans une famille de diplomate proche de la famille royale de Roumanie, une branche des Hohenzollern. Elle épouse en 1901, le Prince Georges Valentin Bibesco (1880-1941), frère d'Antoine, un très grand ami de Marcel Proust. Le couple est reçue par le Kronprinz d'Allemagne. Le couple ne s'entend pas mais décide de ne pas divorcer, chacun vivant sa propre vie. Elle reçoit aussi le Tsar Nicolas II en Roumanie.
Elle commence à écrire en français en 1908 sur un voyage qu'elle a effectué en Perse avec son mari. Le livre a du succès et la Princesse Bibesco se révèle un écrivain de talent. Entre les deux guerres, sa gloire littéraire est à son apogée. Ses amis son Valéry, Mauriac, Cocteau ou Rilke. Elle habite le plus souvent un appartement à Paris mais reçoit l'été dans son château de Roumanie tout le gratin politique européen, y compris des têtes couronnées. 
En 1948, les communistes prennent le pouvoir en Roumanie et confisquent tous le biens des Bibesco. A partir de là, Marthe Bibesco ne vivra plus que de sa plume. Elle est élue en 1955 à l'Académie de Belgique. Elle est reçu par le Général de Gaulle et assiste au dîner en l'honneur du Roi de Suède. Elle meurt en 1973. Son œuvre littéraire est totalement oubliée.


Portrait de Mme Juillard en rouge. Huile sur toile, 1912.

Mme Juillard était l'épouse d'un très important banquier parisien.


Mlle de Gillespie, la Dame de Biarritz
Huile sur toile, 1912.


Après la Guerre de 14-18, Boldini ne s'intéresse pas au nouveaux courants de la peinture et ne fait que se répéter. Il meurt en 1931, après avoir fait le portrait de toutes les célébrités européennes.

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