jeudi 8 mars 2012

Le chef-d'œuvre inconnu

A une dizaine de kilomètres au nord-est de Malines, en Flandres, se trouve le village de Wavre-Notre-Dame, Onze-Lieve-Vrouw-Waver en flamand, qui dépend de la commune de Wavre-Ste-Catherine, Sint-Katelijne-Waver. C'est dans ce bourg que les Ursulines installèrent leur pensionnat de jeunes filles en 1841. 
Cette institution devient très vite célèbre au delà des frontières comme pensionnat pour jeunes filles de la haute société. De ce fait, les Ursulines entreprendront une série de travaux d'embellissement des bâtiments afin d'avoir des salons de réceptions dignes de leurs clients. Parmi ces salons, le plus prestigieux est un jardin d'hiver construit en 1900. On ne connaît pas le nom du concepteur de ce lieu exceptionnel, qui est sans doute le plus beaux des jardins d'hiver construit à cette époque.
L'institut, qui fonctionne toujours, est donc un conglomérat de bâtiments aux styles très disparates comme le montrent les photographies suivantes.




La partie la plus intéressante avec le jardin d'hiver est la chapelle de style néo-gothique édifiée entre 1909 et 1912 sur les plans de l'architecte flamand Edouard Careels (1857-1933).


Les salons de réception sont donc constituées de deux salles auxquelles on parvient par une majestueuse galerie de style néo-classique.


La galerie donne sur le Salon des Alpes. Son nom provient des  toiles marouflées sur le mur peintes par Jean-Baptiste Walgrave (1869-1927) et ayant pour sujet des paysages alpins.



Aussi bien par le salon que par la galerie l'accès au jardin d'hiver se fait par des portes vitrées aux superbes gravures.


Ce qui est remarquable, c'est que le jardin d'hiver, outre l'intégralité de ses vitraux, à conservé la majeure partie de son mobilier d'origine.

Vue d'ensemble du jardin d'hiver.


Vue d'ensemble de la verrière.



La structure métallique est dans un état de conservation parfaite et d'une très grande élégance.



La verrière est constituée d'une décoration florale de Capucines dans lequel volent des oiseaux. On a l'impression d'être dans une immense volière.


Vues de la voûte.







A une des extrémités, un grand vitrail semi-circulaire a pour sujet un paysage d'étang fleuri d'iris au soleil levant. Un héron, un petit serpent dans le bec, domine l'ensemble. Les 5 baies en plein cintre situées en dessous sont ornées de vitraux paysagers. Le lustre en bronze dorée, typiquement Art Nouveau, représente un bouquet de fleurs.




Le pendant de ce grand vitrail, à l'autre extrémité du jardin d'hiver représente un paysage d'étang mais sous la pleine lune. Dominant l'ensemble un rapace nocturne vole.




Détail d'un vitrail.




L'éclairage est assuré par des lustres mais aussi par une série d'appliques à décor végétal, assortis aux lustres.





Le mobilier est lui aussi fort intéressant. Il est constitué principalement de quatre statues représentant des bustes de femmes de l'Ancien Testament en biscuit blanc, typiquement Art Nouveau et d'une fontaine en faïence polychrome à décor de grotesques et de mascaron de style néo-renaissance qui fait songer à certaines fabrications de Desvre.








Tout l'ensemble, y compris les colonnes et piédestaux qui portent les statues et les plantes forment un ensemble très harmonieux.




Les chaises, les fauteuils et les tables en bois sont aussi du même style.



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